Comment les Anciens perçoivent-ils les corps des hommes et des femmes ?
Quels sont les critères pour déterminer qu'un individu est masculin ou féminin ?
Quelles sont les apparences physiques qui relèvent de la transgression ou d'une pratique rituelle codifiée ?
Le peintre de Briseis ( médaillon entier - détail )
scène d'intérieur : chaise et colonne
2 personnages
1er personnage
barbu, chevaux noués par une bandelette
vêtu d'un himation et d'un chiton
appuyé sur un bâton : code iconographique pour désigner un citoyen
2ème personnage
plus petit
vêtu d'un himation
imberbe, torse dénudé, cheveux courts
scène érotique entre un garçon (pais) et un homme adulte (anèr)
Au vu des nombreux témoignages (iconographiques et textuelles), les relations masculines homéoérotiques n'étaient pas exceptionnelles. Par contre, nous ne disposons pas de représentations de scènes érotiques entre femmes.
Le vase permet de réfléchir aux catégorisations sexuelles antiques qui ne sont pas les mêmes que les nôtres.
Callisto n'a pas l'apparence habituelle d'une femme ni même ses caractéristiques
Jupiter est enflammé par le corps peu féminin de Callisto (attirance similaire pour Ganymède ou Apollon pour Hyacinthe)
Mais devant la jeune fille sans armes, il se métamorphose en femme pour la séduire ( bouleversement des codes : Jupiter, séducteur viril des femmes et des jeunes garçons, se transforme en femme)
Il y a transgression : Callisto est victime d'un viol et en est traumatisée.
Ce texte nous révèle une forme érotique que les textes plus canoniques ne nous révèlent pas
La nature humaine résulte d'une coupe dans le corps.
Chaque moitié essaie de retrouver sa moitié (pas d'opposition homosexualité/hétérosexualité ni opposition homme/femme
L'attirance simple s'oppose à l'attirance excessive
Description positive des moitiés hommes recherchant des hommes / neutre pour les moitiés femmes recherchant des femmes
Relations hommes/femmes--->procréation (si excessif, alors adultère) / relations homme/homme ---> au service de la cité
Ce texte nous révèle aussi une forme érotique que les textes plus canoniques ne nous révèlent pas