Préalable :
Active au sein du mouvement féministe dès ses débuts, Raymonde Arcier, employée de bureau et autodidacte, réalise, dès 1970, ses œuvres les plus marquantes, en crochetant de la laine, du coton, en tricotant du métal – chaque ouvrage pouvant nécessiter une année de travail. A travers le détournement de cet apprentissage culturel féminin, elle évoque avec humour son enfermement social, cherchant, selon ses propres mots, à «porter à la connaissance de tous l'immense labeur des femmes».
Le mouvement féministe a été au coeur de son processus de création. Elle a mis au point des techniques novatrices, en réutilisant des acquis culturels dans un autre contexte, pour dire un vécu particulier.
Tout en continuant ses activités professionnelles et avec une licence de sociologie, Raymonde Arcier s'est ensuite consacrée à l'écriture et à divers travaux plastiques, qu'elle poursuit encore aujourd'hui.
Voici l'explication qu'en donne l'artiste.
Préalable :
Raymonde Arcier essayait de se libérer de ce travail ménager en le faisant gigantesque, décalé, démesuré, à la mesure de l'oppression subie. Symboliser ainsi ce qui avait été tu pendant des décennies offrait un moyen de s'exprimer et de concrétiser un vécu, dans le but libérateur que cette prise de conscience se propage et que ces tâches rendues visibles soient reconnues et partagées.
"Mère et petite mère" a été exposé à la foire des Femmes en 1973 à Vincennes et à Féminie-Dialogue en 1976.
Voici l'explication qu'en donne l'artiste.
Préalable :
Dans l'idée de se libérer du travail ménager, Raymonde Arcier réalisa une série de sacs à provisions démesurés et importables, dénonçant ainsi leurs fonctions.
Voici l'explication qu'en donne l'artiste.
Ce qu'il faut faire découvrir aux élèves :
le pourquoi de
l'importance du tricot
la référence au monde féminin
le rapport au féminisme
son courant artistique